EXPOSITION DE SAMARA (Russie)

Extraits des cahiers intimes d'Hubert de VELLECOUR, critique d'Art et Essayste

Août 2021


 

Vladimir I. IONESOV Directeur du Samara State Institute of Culture et Jean-Luc TURLURE artiste plasticien, créateur de Servas artists au sein de l’ONG Servas ont bâti un projet d’exposition à Samara (Russie) en 2021.

« Anthropologie of colour »

« or what colour is a culture »

La Paix et la couleur, regards croisés sur la création contemporaine internationale.

Un ouvrage bilingue anglo-russe interroge le lecteur qui adoptera d’emblée, un point de vue intellectuel et pictural.

Le texte d’introduction s’avère être des plus intéressants et mérite une attention des plus soutenues. Il faut néanmoins s’en abreuver, car par la suite les reproductions parleront d’elles-mêmes, chacune d’expressions différentes, mais toutes avec l’art visuel comme langage.

Cependant, à travers la couleur, l’esprit du projet, le but est l’œuvre picturale. Reportons-nous chronologiquement aux impressions que chacun des auteurs dégage lors de la première approche. Ce livre présente les artistes suivants


 

Jean-Luc TURLURE (France) est à la base de l’édition du livre mais aussi du collectif Servas artists. Ses créations oniriques nous propulsent d’emblée dans le monde de la couleur. Certains artistes composent des bouquets de feuilles et de fleurs, lui, il écrit dans le langage artistique et mélodieux du peintre, le fond de chacune de ses pensées. Des effets qui semblent sortis d’un songe apportent cette apparence lente et onirique, d’où rayonne un certain charme chargé d’une douceur poétique. Si chaque sujet qui figure sur la toile peut nous surprendre, c’est quelque part ailleurs qu’il nous faut rechercher le sens général développé ici dans un prolifique discours pictural. Il nous invite au voyage à travers mythes et légendes, à la rencontre d’êtres mystérieux et fantasques empreints de Liberté et de Paix.

Il serait illusoire de classer les œuvres de Beatriz E. LEDESMA (Argentine-USA) simplement comme non figuratives, car chaque forme est une présence dans laquelle chaque couleur où le rouge domine est aussi originale que le sont les caractères humains. Elle attire le regard cependant à cause de cette conjugaison de teintes chaudes qui dominent l’ensemble, s’harmonisent et se complètent pour donner accès à un monde invisible un peu diffus mais ayant pourtant une certaine consistance, dont il devient difficile de s’en détacher.

Volontaire, engagée dans des ONG, Laure BLACKLOW (Guatemala-USA) est confrontée à la violence, à la pauvreté, au racisme contre les populations indigènes sud-américaines. Botaniste, éditrice, photographe, peintre, elle crée une œuvre vaporeuse dans laquelle subsistent les échos lointains des choses, parfois déformés par des souvenirs anciens, des éclairs de souvenirs qui s'illuminent. Si l'artiste est subtile, elle n'en est pas moins déchiffrable pour cela - et le jeu en vaut la chandelle - pour suivre le rythme et les valeurs de chacune de ses œuvres. D'autant plus que le mystérieux langage qui reste toujours unique, se renouvelle mais reste très accessible à qui veut se donner la peine de le déchiffrer.

Revenue des nuages, la tête du subconscient se glisse, stylisée dans le tableau. Alors à la silhouette élancée, vient s'ajouter une expression épurée. Souviens-toi et écoute les envolées d'un violon qui se révèle dans la métamorphose des sons avec, sous-jacents, les souvenirs qui ont fait naître la mélopée. Ugo SARTEUR (Italie) présente des œuvres plutôt de style naïf, gaies, très colorées qui nous ramènent aux contes et légendes de notre enfance.

Assemblées de personnes, cérémonies, scènes de la vie… moments délicats où l’ambiance et les situations ne sont pas vraiment joyeuses. Les situations sont très réalistes. Après avoir plus que flirté avec le noir et blanc pour engendrer des tribus de gris, l’artiste ouvre sa sensibilité aux couleurs avec lesquelles il composera sans en affronter les rigueurs, car pour Alexander I. BONDARENKO (Russie) tout fini par s’enchaîner et se complèter.

Bruno MANFREDI (Italie) photographie essentiellement des gens. Il se positionne aux antipodes du reporter de guerre. Au lieu de témoigner de la cruauté de notre monde, il décide d’en exhaler les beautés et sa dimension positive, de le présenter sous un jour meilleur. Sa démarche demeure essentiellement narrative. Il raconte des histoires humaines. Grand voyageur, il nous décrit le monde entier. Ses sujets sensibles, humains sont reliés à la Paix. Par exemple, ces origamis d’enfants pour le Mémorial d’Hiroshima (Japon).

Bruna D’INNOCENZO (Italie) suggère une quête poussant à découvrir et comprendre ce monde environnant, déployant courage, prudence et humilité, invitant à la réflexion. Elle s’attache à retranscrire, dans ses compositions, une dualité entre un monde à la fois hostile et empli d’espoir, dans une dichotomie entre ombre et lumière, le bien et le mal, la lumière et l’obscurité s’interpénétrant à travers des frontières poreuses. Ses collages expriment la vie, la fête. Elle va plus loin encore et son regard de fourmi prend des allures d’aigle pour amalgamer des visions nouvelles et toujours inventives. Tourbillons de matières mixées au centre du monde, ses peintures révèlent au contraire ses tourments et ses espoirs de paix et d’amour.

Au plus profond de l’univers jusqu’au monde vibratoire des abysses, Alexeyv DAVYDOV (Russie) nous emporte dans un tourbillon de couleurs cycloniques et autres éléments en fusion ce qui donne un aspect visionnaire. Une puissance irrésistible des sentiments, un regard terrible perdu dans le néant, vont modeler les formes dans lesquelles les couleurs sont autant de torrents qui envahissent l'âme du passant jusque dans l'inconscient, mais qui, ici, sera maîtrisé par cet œil chargé à la fois d'amour, de détresse, d'interrogations et d'angoisses. L'artiste dépassant l'aspect physique des choses de la vie, peint les sentiments de l’évolution des mondes.

La sculptrice et céramiste très professionnelle Catherine CHABERT (France) met en scène des objets d’apparence fragile, tour à tour œuvres d’art, éléments de décor peints aux mises en scène improbables mais toujours portés sur la femme et la féminité. Le souci du corps prend une place importante. Elle explore les frontières poreuses du sujet intime/sujet social et les relations ambiguës du sujet avec son objet désir/objet transitionnel. Elle adore partager les avancées de ses créations, son savoir-faire, ses expériences, communiquer.

Œuvre à la fois poétique et onirique, Claudine LEY (France) chemine au travers des compositions qu'elle parcourt dans un survol sorti d'un rêve et qui s'enfuit en sinuant vers la lumière. Tatouage de la vie qui fait vibrer des lumières d'où s'évadent les nuances de la destinée. Puis, la rectitude du " chemin retrouvé " se décompose en vagues de couleurs, reprenant et soulignant les différents motifs au trait. Elle nous révèle son rêve intérieur au plus proche des étoiles et nous entraîne vers des pratiques ancestrales, vers le chamanisme et ses rituels.

DIRK BOGAERT (Belgique) vagabonde sur les routes, explore les campagnes d’Europe. De là, s'évadent les vibrations matérialisées par des couleurs revêtissant ainsi la source des sentiments et des sensations. L'œil y trahit le regard d'où abonde un torrent de perceptions qui s'insinuent dans l'âme et la conscience de l'Autre. La matière colorée n'est pas innocente car elle y active les reflets et exalte l'image avec beaucoup de mystère.

Dans cette sculpture d’Éliane MERY (France) subsiste les bribes de ce qui fut un énigmatique anneau, déjà mis en combinaison intime, afin de pouvoir renaître sous une autre forme. Consciemment ou non, l'artiste traduit par des symboles toute la destinée humaine. Tandis que par ailleurs dans ses autres créations, elle maîtrisera et se promènera dans l’œuvre pour repenser la condition humaine, la place de la femme dans la société, par des gestes militants luttant contre toutes les inégalités et, pour la paix dans le monde.

Emily HOPKINS (USA) travaille le verre. Toutes les œuvres d'art qui se rattachent à la sculpture -comme au tableau- ne prennent leur amplitude, leur valeur et leur éclat qu'à travers les jeux de reflets dérobés aux lumières qui en les embrasant les fait vivre au rythme de leurs éclairages captés par les formes. Mais lorsque leur matière est le verre, le volume s'élargit, se multiplie, et s'anime différemment selon la lumière et l'angle où l'œuvre se révèle à l'amateur d'art. L'œuvre devient porteuse des différentes phases et des différents moments de son caractère.

Le trait et la fibre sont au cœur des travaux de cette artiste utilisant de la ficelle, du coton, du fil de fer, du papier... Ses réalisations empruntent aux techniques traditionnelles de la dentelle, du tissage et de la vannerie, donnant à la notion d’ouvrage de dames une nouvelle résonance qui n’a rien de désuet ni de mièvre. Dans tous les cas, ces pièces, dont le développement semble arbitrairement arrêté, se posent en métaphore d’une croissance vitale qui échappe au contrôle humain. Les compositions de la fée Emmanuelle FEVRE (France), nous font danser avec des rituels qui nous amusent et nous transcendent, à la lisière d’un monde chamanique d’où s’évadent ses lutins.


 

Avec Erika SZENTGYÖRGYI (Hongrie) les lumières vont habiller les œuvres et projeter depuis la toile, un univers autre dans lequel les formes vont revêtir des contours riches d’un foisonnement étrange et en parfaite harmonie, afin d’enfanter tous les agréments visuels enrichis de raffinements qui vont embaumer par leurs saveurs et exalter les sens. Elle exprime les origines de la vie, la naissance. Son œuvre est plutôt figurative, son traité est fait de plages de couleurs aux effets abstraits, dilués, transparents.

L’œuvre de Fatima DA ROCHA & BRITO de AGUIAM (Portugal) est faîte d’exotisme. Elle vit par la fantaisie, la couleur et la joie de la rencontre. Éternellement jeune, elle peint les fleurs, les oiseaux, les fruits en abondance. Grâce à elle, la parole devient un chant, une mélodie pour l’œil, englobant le rappel du goût qu’elle inclut dans chaque création évoquée ici, pour l’unir avec le charme des couleurs qu’elle veut riches et profondes, et qu’elle cache dans sa palette pour mieux la faire renaître et resurgir dans l’éclat des lumières.

Ce qui frappe, avant tout, dans les clichés de ce photographe, c’est la multitude d’états physiques ou spirituels, de quêtes inassouvies, d’une forme de nomadisme tant matériel que mental. Le paradoxe de sa démarche narrative réside en ce que ses images reflètent un monde où tout aurait été espoir pour l’éternité. Éphémère, amusant, curieux, inimaginable, tous ces concepts signifiant l’artifice sont issus de l’objectif de Francisco Salomon LUNA ABURTO (Mexique) qui a su faire naître grâce à son appareil, la composition qui retiendra l’attention du spectateur, d’autant que la beauté n’est pas absente de ces tirages où se mêlent l’étrange et la sensibilité d’une vision parcellaire mais esthétique.

 

Sensible à la rencontre, l’échange et le partage, Françoise PICARD (France) nous parle de ses rencontres. Sa photographie témoigne de cet accueil en Indes, tout en couleur dans une famille modeste. Or ici, par le jeu des lumières, toute l'action se traduit en sentiments, tous les sentiments s'accompagnent et se croisent, tandis que leur perception unifiée va créer en même temps qu'un grand point d'interrogation, une locution qui ne s'exprimera qu'une fois le regard apaisé et la surprise passée, dont celle de la recherche du message d’amitié.

Raconter des histoires, c'est un moyen puissant et humain de définir sa culture, son identité afin de créer, d'échanger, de rencontrer les autres, dans le respect, et la tolérance de toutes les différences et les affinités qui sont nos forces et nos richesses. Irene FERTIK (USA) photographie la réalité. Ses séjours au Proche orient (dont Israël), en Afrique (Ethiopie) à la recherche des origines de notre civilisation témoignent d’événements poignants. Ce qui caractérise les clichés de ces gens pris sur le vif ou posant dans des attitudes quelquefois fantasques, ce peut être l’inattendu par la réunion d’éléments disparates, comme cet homme qui aide un aveugle dans une manifestation,

A travers son travail, Gennadiy V. TIBUSHKIN (Russie) nous raconte la ville. Ses paysages urbains, longitudinaux, ses monuments, ses scènes intimes représentent l’atmosphère particulière de son vaste pays. Artiste inspiré, il va cueillir sur son chevalet à la fois la solidité de ses paysages créant ainsi une atmosphère sereine que l’artiste va souligner par la puissance de sa palette dont les éclats sont tous devenus acceptables, car ils participent à la continuité d’une harmonie générale qui définira chaque scène.

Dans ses toiles Jerry ROSS (USA) nous dévoile et met une barrière que seul le mérite saurait franchir, il nous montre les chemins de ses désirs et de son inspiration tout en nous laissant le soin d’en préciser les détails. Il nous surprend avec ses portraits tellement réels, expressifs, humains. Sa peinture est moderne, d’une qualité et d’une interprétation exceptionnelle : aplats de couleurs posés de façon abstraites d’où le regard émerge, se dégage et se révèle tendre, pensif, observateur.

C’est dans l’informel de ce que certains nomment le non figuratif, que réside le monde idéalisé et merveilleux du subconscient qui s’est fait chair. Du reflet de cette image qui germe dans l’artiste nourri par le souffle de l’esprit balayant les souvenirs, émergent et subsistent les ombres des lumières qui vont frôler le gouffre noir des néants. Si l’énergie créatrice capte d’emblée le regard, l’extrême subtilité chromatique et son aventureuse richesse graphique emporte très loin le mental. L’ouverture esthétique de Ursula-Maria RUSER-BRÄUNING dite UMA (Allemagne) est quasiment sans égale dans l’art de notre temps.

Lors de ses ateliers, le photographe de renom, Jim RAPP (USA) choisit le moment le plus inattendu pour saisir l’instant naturel de ses sujets. Ses clichés sont d’une sensibilité empreints d’humanisme et de paix. Main dans la main, baignant dans un souffle bleuté, les jeunes femmes évaporent leurs voiles de tulle dans l'air chaud et sec de la matinée qui avance vers son apogée. Elles cheminent, transparentes et parfumées, tout en captant les rayons qui passent sur leur nudité en toute quiétude et amitié.

Le périple autour du monde de Ka-Ty DESLANDES (France) s’est arrêté dans un Musée qu’elle s’est créé à Uzès (France). Entourée d’œuvres d’art, ses grandes toiles de sacs de jute assemblés, rythmées de cordages, bois flottés trouvés sur les plages de l’hémisphère sud ou en bordure de la Loire. Ses silhouettes semblent dessinées par le vent, tellement leurs formes légères et vaporeuses épousent l'atmosphère. Du parfum, elles ont la fluidité chargée de souvenirs. Tous, un jour, un moment nous avons croisé une apparition qui s'inscrit dans notre mémoire puis s'enfouit dans un souvenir. Souvenir d'un soir, souvenir de toujours, monde imaginaire, symbolique, chamanique, rencontré au bord de l'eau,

Peindre avec de la couleur, c’est faire entrer la créativité du pinceau libéré dans la rigueur des formes. inventer l’image. Autant de moyens pour noyer dans des contours figuratifs la musique orchestrée par le rythme des rimes, enrichie des éclats vibrants de tous les tons de l’arc en ciel. L’univers de Lenka KATILA (Suède) semble simple, emplie de paix. Elle assemble des symboles, trace des étoiles comme un patchwork, sème des fleurs multicolores et des cœurs d’amour. Elle nous ouvre le sien, soigne et répand des énergies saines et salutaires aujourd’hui..

Si l’Art est difficile, toutes les innovations, toutes les recherches sont des forêts d’idées vierges, qui vont chercher à s’intégrer dans le monde des vivants, après être venues effleurer les sens et les esprits. Cette artiste pourrait paraître marginale. Pourtant, c’est tout le contraire : un peu angélique, totalement romantique et rêveuse, mystique, Lourdes Odette RICASA (USA) nous entraîne dans ses voyages. Elle nous dit « C’est mon oxygène ! ». Ses collages sont des accumulations de souvenirs, de rencontres... Elle a tant à partager et à raconter. Elle invente une atmosphère pleine de vie, de générosité et d’amour.

Au croisement des cultures et des civilisations, Manzar RASSOULI (Iran-USA) exprime essentiellement « la femme ». Sa recherche picturale est conduite et dominée par ses inspirations philosophiques, qui parfois s'évadent vers la métaphysique. L'instant qu'elle vient d'isoler et qu'elle nous montre est en réalité le fruit fécond de tout un passé. Le sien évidemment, mais aussi celui des influences captées auprès des êtres aimés canalisant en elle leur sagesse et leur âme. Son regard est mystique, ses peintures allégoriques colorées et évanescentes, reflètent la douceur de la Paix.

Dans un puissant hymen le bon génie de l’artiste vient un instant habiter l’âme du passant. Ici la liberté de ce premier ne fait que guider un court moment celle de celui qui regarde pour qu’il découvre en lui-même toutes les options d’un inconscient devenu pour un temps la base enracinée dans ses propres profondeurs. Les toiles d’Elena STOLYAROVA (Russie) sont à la limite de l’abstraction. Seule une observation attentive permet d’y discerner des références à la nature, à la végétation. Elle ne désire pas décrire mais écrire le végétal, le ciel, l’eau et la terre. Ce sont donc des décors verticaux qui nous sont offerts où vibrent et se dénouent un monde prémonitoire. Rêve éveillé où il fait bon de s’attarder.

Chaque œuvre de Marguerite ELLIOT (USA) contient en elle son éclairage propre et sa vision qui lui procurera chacune de ses particularités. Démarche d’autant plus authentique qu’il est facile de constater que tous ces attributs sont chez elle tellement forts et personnels que la signature de l’artiste se devine bien avant que d’être déchiffrée. Étonnante par son dynamisme, ce petit bout de femme manie des outils « d’homme », créant des totems immenses, ornant les villes et sites divers avec couleurs, audace et légèreté, signaux présents comme des gardiens de la paix.

Du limon de la terre OLYN (Mexique) prit une large poignée qu'elle malaxa, créant des formes, assemblant des courbes, unissant la matière qui se love dans un habit de glaise que le bronze en fusion envahit, pour que de leur hymen naisse la vague qui émergera, encore chargée du souffre de l'air en creusant et façonnant son message de paix. Hymne à la Paix, vibrant au sol sous le soleil, évoluant au cours de la journée avec l’amour en partage.

Militant pour la défense des artistes et de leurs Droits, il crée un journal revendicatif. L’espace de Tom BLOCK (USA) est structuré par des formes aléatoires sur des supports improbables comme des balustrades. Ses peintures sont un agencement de figurines éparses et semblant aléatoires. Ces séries de figures naïves, surréalistes tendent à lui façonner un univers se situant à la limite de l’abstraction et de la figuration narrative. La couleur introduit de la profondeur dans la composition et de par son ensemble nous renvoie une image plutôt gaie.

Maria PESHKOVA (Russie) est empreinte de mythologie et de symbolisme. A travers la perception psychologique et physiologique de la couleur, elle peint des portraits réalistes comme celui de John LENNON. Chaque apparition entraîne tout un enchaînement pictural dans lequel les lumières et leurs vibrations développent entièrement leurs sens Mais comme nous le savons, il existe une autre inspiration qui lie un message philosophique, à lumière de l’esprit, aux lumières de la matière, véritable parole symbolique qui, par son sens, réunira la pensée aux arts.

Jin AKINO (Japon) étudie la relation entre la lumière et la couleur en photographiant des paysages urbanistiques et des monuments de Samarcande (Ouzbékistan). Derrière chaque vue, il se cache un conte, derrière chaque conte vont s’écrire les représentations de toutes les grâces des gestes captés par l’artiste, et organisés au sein d’une orchestration dans laquelle une multitude de symboles vont exprimer les idées du Maître, en y faisant se côtoyer architectures, décors et légendes plusieurs fois millénaires

Le terme Street art fait référence habituellement à l'art non autorisé, non conforme aux initiatives sponsorisées par nos gouvernants. Femme engagée, Paula CULLISON (USA), a participé à plusieurs projets associatifs, militante pour la Paix et la défense des femmes. Attentive aux événements, elle voyage, observe, photographie. Elle nous montre ici une fresque à Prague (Tchéquie), « Nous avons tous besoin d’Amour », hommage à John LENNON.

Si ce livre se montre sur un fond très intellectuel, si chaque reproduction contient un plus, un message, une pensée qu’il convient de débusquer, il n’en est que plus novateur dans la façon de présenter l’esprit de la Paix des œuvres picturales. Il ne s’agit pas d’une confrontation entre l’écrit et le visuel, mais d’une étroite union entre les intonations de la poésie picturale et les charmes visuels des formes et des couleurs dont se nourrit l’esprit

Dans son rôle d’observateur des paysages, des corps et des âmes, l’artiste sait parfaitement disséquer les origines des sensations, avec des couleurs qui animent et créent le mouvement, même dans ce qui semble immobile. Car c’est alors que l’Artiste se laisse séduire, se laisse emporter par l’âme de ses modèles, de ses sujets, ce qui le conduit à faire vibrer les couleurs et allumer les lumières en les faisant étinceler en autant de lampions qui animeront la foule de ses propres personnages. Peu importe leur position, de face ou de dos, les mouvements jaillissent de l’immobilité par le miracle d’un geste magique auquel l’artiste vient de donner vie. Sa verve est celle d’un musicien, qui introduit chaque modulation d’un mouvement sur les chemins parfumés du charme, dont les symphonies se jouent dans l’intimité du silence. Car aucune œuvre, d’aucun autre artiste ne peut supporter la verve de ces touches.

La programmation imaginée par  Vladimir I. IONESOV Directeur du Department of Theory and History of Culture at Samara State Institute of Culture en Russie avait une première phase ayant pour thème « Le Blanc ».

La rencontre de Vladimir I. IONESOV et Jean-Luc TURLURE artiste plasticien, créateur de Servas artists au sein de l’ONG Servas, donna naissance au deuxième volet : « La Couleur ».


 

« Anthropologie of colour or what colour is a culture »

140 pages format portrait de 300 X 210 mm .

34 portraits – 105 illustrations

Relié. Couverture illustrée.

ISBN 978-2-9506319-3-0 Paris Bibliothèque nationale

2021 Tirage limité à 150 exemplaires numérotés

Prix : 15 Euros.

Distribution : Editions Leprimas - Paris

C/O Jean-Luc TURLURE

42 avenue Saint-Lazare – Bt3 - 34000 Montpellier

06 83 73 13 09 – turlure@gmail,com - artists@servas.org

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